L'historique des différentes tailles...
Quand nous parlons de la taille du diamant, nous faisons référence à la façon dont il est coupé et non à sa dimension . Au Moyen-âge, les diamants étaient taillés en applanissant leurs faces et aujourd'hui, les diamants sont découpés en diverses formes pour mettre en valeur leur lustre .
Les gemmologues ont toujours cherché un moyen de tailler le diamant pour réfracter le plus de lumière possible tout en évitant aussi de gaspiller de la matière brute . Puis, pour rendre un diamant plus esthétique, la pierre brute est taillée en plusieurs formes .
diamants bruts
L'histoire des différents types de "taille" du diamants
Moyen-âge : Les Hindous arrivent à dompter les diamants en applanissant les faces
1919 : Tolkwsky publia les proportions idéales d'un diamant pour une taille parfaite : taille " brillant "
1951 : Parker inventa une nouvelle taille qui avait la particularité d'avoir une très grande table étalée
1963 : Découverte de la taille " princesse " comportant au total 74 facettes
1965 : Découverte de la taille " haute lumière " comportant au total 146 facettes
1966 : Tillander publia les nouvelles normes du standard scandinave . Cette nomenclature sert encore de base pour la taille moderne
1970 : Découverte de la taille " royal 144 " qui comporte 144 facettes
1978 : IDC (International Diamond Council) défini les normes qui donnent au diamant le plus de réfraction
La composition du diamant taillé de type " Brillant "
Le diamant brillant est composé de plusieurs parties :
Les techniques de la taille du diamant
Pendant la taille d'un diamant brut, entre 40% et 60% de la pierre est perdue en poussière . Pour cela, il faut préalablement bien étudier la diamant de manière à choisir une coupe qui soit à la fois rentable et permettra au diamant de réfracter le maximum de lumière .
La taille du diamant brut se passe en quatre étapes : le clivage, le sciage, le débrutage et enfin le polissage .
1. Le clivage
Le clivage consiste à fendre la diamant brut en deux pour lui donner une forme qui sera à la fois appréciable et rentable . A l'aide d'une lame d'acier, une entaille est faite dans la pierre . La lame est ensuite placée dans la fente et le diamant est divisé en deux parties en frappant d'un coup sec sur la lame . Durant cette étape, les défauts que contient le diamant, comme les impuretés qui sont incrustées durant sa cristallisation, sont éliminés . Quand cette étape est ratée , le diamant brut peut se casser diminuant au passage sa valeur marchande .
Notons que le clivage est nécessaire uniquement s'il y a trop d'inclusions présentes dans la pierre brute ; car le clivage est fait pour que le diamant soit plus rentable . Comme cette étape doit être éxécutée avec précision, il est donc impératif que celle-ci soit bien faite, car un clivage raté cassera le diamant brut ; causant la perte de matière et diminuant ainsi sa valeur .
Clivage
2. Le sciage
Le scieur contient une lame en cuir dont la circonférence est saupoudrée de diamant ; le sciage consiste à couper la moitié de la pierre brute en plusieurs petites parties . La différence du sciage par rapport au clivage, c'est que, dans le cas du sciage, les pointes de la pierre ne sont pas abîmées . La lame peut aussi être bougée pour éliminer une inclusion . Le sciage est aussi utilisé pour améliorer la forme de la pierre, car durant ce processus, on tient à obtenir la plus grande table possible et la culasse la plus dure . La valeur du carat varie directement avec le temps requis pour le sciage de la pierre .
3. Le débrutage
Le débrutage consiste à arrondir le diamant . Pour cela, un autre diamant est utilisé et en tournant sur eux-même, ils s'arrondissent mutuellement .
Débrutage
3.1 Le facettage
Le diamant est le minéral le plus dur sur l'échelle de Mohs (échelle de dureté des gemmes : résistance au frotement) ; ainsi, il ne peut être usé que par lui-même . Le facettage du diamant est très délicat et nécessite à la fois de la concentration, de la précision et de l'expérience . Un diamant " brillant " compte 58 facettes . Pour le facettage d'un diamant de type " brillant ", un maximum de trois personnes qui sont très adroites sont nécessaire . Le tailleur en croix s'occupera de la taille de la table, des quatre facettes principales de la couronne et aussi de la culasse . Le tailleur en 8/8 se chargera lui de 8 facettes sur la couronne et 8 facettes de la culasse . Finalement, le brillanteur est le dernier maillon de cette chaïne ; il taillera 24 des 36 facettes de la couronne et les 16 facettes restantes de la culasse .
Après l'étape de débrutage, le diamant est placé dans une tenaille (outil composé de leviers articulés que l'on rapproche pour serrer le diamant) également appelée " dop " . De la colle est utilisée pour fixer le diamant au " dop " .
Le " dop " est tendu sur un disque en acier (plateau) où approximativement 1 carat de poudre de diamant a été d'abord appliqué . Le disque, qui fait entre 3000 et 4000 tours minute, créé une friction avec la diamant . Le diamant reste en contact pendant quelques secondes uniquement, parce que le diamant ne doit en aucun cas s'abimer ; on évite également le gaspillage de la pierre car si une facette est mal faite ou si l'angle n'est pas respecté, la taille est à refaire .
4. Le polissage
La dernière étape est le polissage . Le diamant repasse sur un disque plus doux pour éviter qu'il n'y ait trop de friction . Au lieu de facetter le diamant, il est lustré ; ce qui le rend éclatant .
Polissage
L'effet de la lumière sur la taille du diamant
Dans le premier dessin, le diamant est trop plat . La lumière n'est pas réfractée par la gemme . Le second diagramme est un diamant " brillant " d'une coupe idéale . La lumière est réfractée ; c'est-à-dire que la lumière une fois passée dans le diamant, se reflète d'une facette à l'autre et ressort par le haut (la table) . Le troisième diamant est taillé de façon trop épaisse ; la lumière s'échappe par le bas .
En conclusion, la taille du diamant est un travail minutieux qui peut durer des heures comme des jours . En revoyant la taille et les outils utilisés durant ce processus, on constate que le diamant, la pierre la plus dure, a un seul ennemi : lui-même .